Mise à jour du 28 octobre 2026 : l'édition des 5 et 6 septembre 2026 au jardin Darcy est passée. Le site de l'organisateur indique « nouvelle date bientôt » : surveille-le pour la prochaine édition, et vérifie le format au moment de t'inscrire, il change d'une édition à l'autre.
ALTAYA, c'est quoi
ALTAYA est une course hybride organisée à Dijon : des portions de course à pied entrecoupées d'ateliers de force et de cardio, en solo, en duo ou en relais, avec un format Half pour découvrir. Une vague élite, AHX, qualifie les dix premiers pour l'élite de l'édition suivante.
Le format couru au jardin Darcy
Voici la séquence solo et duo telle qu'elle était publiée en août 2026 pour l'édition de septembre :
- Départ : 50 burpees
- 1 km de course, puis port du sac de sable : 400 m en solo, 800 m en duo (25 kg hommes et mixtes, 15 kg femmes)
- 1 km de course, puis farmer walk : 240 m (22,5 kg par main chez les hommes, 15 kg chez les femmes)
- 1 km de course, puis SkiErg 70 calories et BikeErg 2 000 m
- 1 km de course, puis rameur 80 calories
- 1 km de course, puis 80 wall balls (6 kg hommes, 4 kg femmes)
Le Half reprend les mêmes ateliers avec des volumes divisés par deux et 500 m de course entre chaque station.
Le piège se voit sur le papier : il n'y a qu'environ 5 km de course, mais chaque kilomètre démarre les jambes et les avant-bras déjà entamés par l'atelier précédent.

Pourquoi ce format piège les coureurs comme les pratiquants de musculation
Le coureur a le moteur mais pas l'habitude de la charge : le sac de sable lui écrase les épaules, et ses cuisses lâchent aux wall balls avant son souffle.
Le pratiquant de musculation passe les ateliers sans difficulté, puis paie chaque kilomètre de course, d'autant plus qu'il est lourd.
Une course hybride récompense surtout l'absence de point faible. Et la compétence la plus déterminante est rarement entraînée : recourir correctement en sortant d'un atelier, les jambes et le tronc fatigués. Elle ne s'acquiert ni en footing ni en circuit, mais en alternant les deux dans la même séance.
La gestion d'allure, atelier par atelier
Les 50 burpees du départ : ne les fais pas d'une traite. Découpe en dix séries de cinq ou cinq séries de dix, avec quelques secondes de pause, à un rythme régulier. Ce que tu gagnes en les enchaînant, tu le reperds sur le premier kilomètre. Et soigne l'amplitude : poitrine au sol, extension complète, saut. Une répétition bâclée peut être refusée.
Les kilomètres de liaison : cours nettement plus lentement que ton allure de 10 km. Au premier kilomètre, l'ambiance du départ te fera partir trop vite : regarde ta montre après 200 m et lève le pied. Le test simple : si tu ne peux pas dire une phrase courte en courant, tu vas trop vite.
Le sac de sable : l'erreur est de le poser. Chaque pose coûte du temps pour le remonter, et à la troisième tu n'y arrives plus. Garde-le haut sur une épaule et change d'épaule en le faisant passer devant la poitrine, sans le poser. Mets un t-shirt qui couvre les épaules.
Le farmer walk : c'est un atelier de mains, et tes avant-bras sortent déjà fatigués du sac. Sèche tes mains avant de saisir les poignées et marche vite sans courir, pour que les charges ne balancent pas. Si tu ne tiens pas une minute suspendu à une barre, c'est la poigne qu'il faut entraîner d'abord.
Les ergomètres : pars plus lentement que ce que tu crois tenir.
Les 80 wall balls : découpe dès la première série, par exemple 8 x 10 avec quelques secondes de pause. Ceux qui partent sur une longue série finissent par séries de trois.
À la sortie de chaque atelier, fais quelques pas en soufflant à fond avant de relancer.
Le jour de la course
La veille, inutile de charger en pâtes : la position commune de l'American College of Sports Medicine et des diététiciens américains et canadiens réserve la surcharge en glucides aux efforts de plus de 90 minutes (Thomas, Erdman et Burke, 2016), et la plupart des participants bouclent le format en moins de temps. Un dîner habituel, digeste, sans plat nouveau.
Le matin, mange un repas facile à digérer, d'autant plus léger que ton départ est proche. Rien de solide dans l'heure qui précède.
La caféine, si tu en prends : la Société internationale de nutrition sportive retient des doses de 3 à 6 mg par kilo de poids de corps, prises le plus souvent une heure avant l'effort (position de l'ISSN, 2021). Seulement si tu l'as déjà testée à l'entraînement : un pré-entraînement découvert le matin même est une mauvaise idée.
Les compléments achetés la semaine d'avant (créatine, bêta-alanine) ne servent à rien le jour J.
Dans le sac : les chaussures avec lesquelles tu t'entraînes, un t-shirt qui couvre les épaules et un t-shirt sec, une petite serviette pour les mains, une boisson, une couche à enlever (l'attente avant le départ est longue), un change complet et un sac plastique, ta confirmation d'inscription. Arrive tôt : le retrait des dossards prend du temps. Et rien que tu n'aies pas déjà utilisé à l'entraînement.
Six semaines de préparation
Trois séances clés par semaine. Ce plan suppose que tu cours déjà 5 km sans t'arrêter et que tu maîtrises le squat. Sinon, prends d'abord deux mois de base.
Le fractionné au parc de la Colombière, les ateliers sur une aire de street workout (un sac à dos chargé et deux bidons d'eau remplacent une bonne partie du matériel), le volume sur la Coulée Verte. Le SkiErg, le BikeErg et le rameur, eux, demandent une salle : mieux vaut les découvrir avant le jour J. Les lieux sont décrits dans le guide des parcs de Dijon.
Semaines 1 et 2 : la base
Séance A, fractionné. 15 minutes d'échauffement, puis 5 x 1 000 m à l'allure visée en course, 2 minutes de trot entre chaque. Le cinquième ne doit pas être plus lent que le premier de plus de 10 secondes.
Séance B, ateliers. 4 tours de : 15 burpees, 100 m de port de charge (sac à dos de 20 kg), 60 m de farmer walk avec deux charges de 12 kg, 20 wall balls. 2 minutes de repos entre les tours.
Séance C, volume. 50 minutes en aisance respiratoire.
Semaines 3 et 4 : courir fatigué
Séance A, enchaînements. 4 blocs de 1 000 m à allure course, 25 burpees, 400 m à allure course ; 3 minutes de récupération entre les blocs. Note ta fréquence cardiaque à la sortie des burpees et une minute plus tard : l'écart est ton indicateur de progrès.
Séance B, ateliers sous fatigue. 3 tours de : 400 m avec le sac chargé, 240 m de farmer walk, 40 wall balls, 500 m de course. Pas de repos entre les mouvements, 3 minutes entre les tours.
Séance C, lac Kir. Un tour du lac, environ 3,6 km (Wikipédia), puis 6 montées courtes vers les hauteurs au nord, récupération en descente.
Semaines 5 et 6 : simulation et affûtage
Semaine 5, test. Un Half complet : moitié des volumes, 500 m entre chaque atelier, chronométré. Tu obtiens un temps de référence et tu repères l'atelier qui te coûte le plus ; le reste de la semaine sert à le travailler.
Semaine 6, affûtage. Volume divisé par deux, intensité gardée : 3 x 1 000 m à allure course et un circuit léger de 20 minutes. Dernière séance dure cinq jours avant la course.

Solo, Half ou duo
Le Half si tu ne cours pas encore 8 km d'une traite ou si tu n'as jamais porté de charge lourde. C'est le bon choix pour une première fois.
Le duo si tu viens de la salle ou des sports collectifs : les relais sont libres, la difficulté est de repartir fort après une pause.
Le solo si tu cours déjà 5 km sans t'arrêter, que tu as plusieurs mois de charge dans les jambes, et que tu acceptes trois quarts d'heure d'inconfort.
Pour aller plus loin
Si tu veux le bloc déjà écrit, semaine par semaine, le programme hybride de douze semaines en autonomie couvre ce type de format, et la programmation hybride mensuelle continue après la course. Pour un plan construit sur ton niveau, avec le travail des ateliers sur le vrai matériel, je coache au Fitness Park des Bourroches à Dijon.



