Six terrains, six usages
Dijon offre de quoi courir sur à peu près tous les terrains en quelques minutes : des allées plates pour le fractionné, un lac pour les footings, un chemin de halage pour les sorties longues et des coteaux pour le trail. Voici les parcours, ce qu'ils permettent, et comment les combiner selon ton objectif.
Le parc de la Colombière : le fractionné
Un parc de 33 hectares au sud de la ville, dessiné à la française au XVIIe siècle : seize allées partent d'un rond-point central et une allée en fait le tour (Wikipédia).
Terrain : allées stabilisées et bitume, plat. Fréquentation : forte tôt le matin et en fin de journée.
Les grandes allées droites se prêtent aux séries courtes : tu accélères sur la ligne droite, tu récupères en trottinant dans les allées latérales. C'est aussi le parcours le plus rassurant pour débuter : plat, fréquenté, jamais loin d'une sortie.
Le lac Kir : le footing
Un lac de 37 hectares inauguré en 1964, d'environ 3,6 km de tour (Wikipédia). Le sentier alterne berge aménagée et chemin plus naturel.
Terrain : mixte, bitume, terre et stabilisé. Dénivelé : faible, un peu vallonné côté nord. Fréquentation : forte le week-end, viens tôt si tu veux de la place.
Pour corser le tour, les chemins qui montent vers les hauteurs au nord du lac donnent des côtes courtes : de quoi transformer un footing en séance de côtes.
La Coulée Verte : le travail d'allure
Une promenade aménagée, plate, à l'écart des voitures. Sans virage serré ni carrefour à traverser, c'est le bon terrain pour tenir une allure régulière ou préparer un 10 km, et elle est accessible depuis plusieurs quartiers pour une sortie à l'heure du déjeuner.
Terrain : asphalte. Dénivelé : plat.
Le canal de Bourgogne : les sorties longues
Le chemin de halage part de Dijon et file vers l'ouest sur des dizaines de kilomètres, tout droit et plat. Si tu prépares un semi ou un marathon, c'est le terrain des sorties longues.
Terrain : terre battue, parfois caillouteuse. Fréquentation : faible.
Emporte de quoi boire sur les longues sorties : ne compte pas trouver de point d'eau en chemin.
La côte viticole : le trail
Au sud de Dijon, les coteaux de Marsannay-la-Côte, Fixin et Gevrey-Chambertin offrent des chemins de vigne et des sentiers en sous-bois, avec du vrai dénivelé. C'est un autre terrain que la ville, à réserver aux chaussures de trail à semelle crantée, surtout après la pluie, quand la terre et les pierres glissent.
La boucle du centre historique
Pour courir en ville : départ place de la Libération, rue de la Liberté, place Darcy, puis retour par les petites rues du centre. Terrain : bitume et pavés, glissants par temps humide. C'est surtout une belle façon de découvrir la ville tôt le matin, quand les rues sont encore vides.
Quel parcours pour quel objectif
Tu débutes ? La Colombière ou le lac Kir. Alterne course et marche, une minute de course pour deux de marche, puis allonge la course au fil des semaines.
Tu prépares un 10 km ? La Coulée Verte pour l'allure, la Colombière pour le fractionné.
Un semi ou un marathon ? Le canal pour les sorties longues, la Colombière pour le fractionné, et du renforcement musculaire en complément.
Du trail ? La côte viticole, avec du renforcement des mollets et des cuisses, et du travail de descente.
Trois conseils qui évitent les ennuis
Les chaussures. Fais-toi conseiller dans un magasin spécialisé : c'est le seul équipement qui compte vraiment au départ.
La progression. Augmente ton volume par petites étapes, et pas en même temps que l'intensité : les tendons s'adaptent plus lentement que le souffle.
L'hiver. Il fait nuit tôt : lampe frontale, vêtements visibles, et une veste imperméable dans le sac.
Si tu prépares une course précise, il y a un guide de préparation pour les Foulées du Lac Kir, et pour t'entraîner dehors au-delà de la course, les séances dans les parcs de Dijon. Et si tu veux un plan construit pour ton objectif, je coache à Dijon et à distance.



